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Lettre 85·XVII, folios : 272
Avançon, Guillaume d', archevêque d'Embrun
M. de Gordes
Lettre non liée
Date non renseignée
Embrun
Grenoble
,

Transcription

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Monsieur, j’ay receu la lettre qu’il vous a pleu m’escrire du IXe de ce moys, de laquelle
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je vous remercie très humblement, ensemble de l’honeur qu’il vous plait me
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faire à me permettre d’ouvrir les pacquetz passantz par icy qui s’adresseront
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à vous. Je seray bien aise quant Dieu me fera la grace que par quelque
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bon service le m’en puiser revencher. Je vous envoie une
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coppie du brevet par lequel sa majesté ordonne de faire changer les
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postes par deça. Le seigneur Scaramouche, maître des postes de son altese
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a escrit à monsieur du May affin qu’il commande aux maistres des postes
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de ce pays de les establir aux lyeux accoustumez en ce pays. Il nous semble
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que ledit seigneur du May ne se soucie guières de nostre Daulphiné, se contentant
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seullement de penser à la France qui est cause que beaucoup de couriers
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sont quelques foiz contrainctz d’aller à pied à faulte de chevaulx. Je
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pense qu’à la fin il y pourvoira mieulx. Au demeurant, monsieur le
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président de Saint-Jullien me mande que le duc de Sesse
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est arrivé à Gennes avec quelques trouppes d’Espagnolz pour les mettre
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en garnison en l’estat de Milan, et ostera les vieilles
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bandes qui y sont pour les envoyer au renffort du seigneur Don
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Johan d’Austria ou bien au secours du duc d’Albe en Flandres.
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Ce sera vers celluy des deux qui premier en aura besoin.
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Je ne scauroys dire, monsieur, le regret que j’ay de la malladie de monsieur
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le président Truchon, de l’ennuy que je porte d’entendre qu’il
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n’amende point. Je prie Dieu qu’il le nous veulle encores
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[v°] conserver pour le besoin que ce pays en a.
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Il n’y a que deux jours que je luy avoys escrit pour le désir
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que j’avois d’entendre l’estat de sa santé. Je me recommande très humblement à
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votre bonne grâce et prie Notre Seigneur qu’il vous veille donner
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Monsieur, en très bonne santé, longue et heureuse vie.
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D’Ambrun, le XIII de juillet 1572.
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Votre très humble allié et serviteur
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G. davanson, A. Ambrun